Personnes et procédés – 4ème épisode : l’impression
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Dans ce nouvel épisode de Personnes et procédés, nous entrons dans l’univers de l’impression, une technique qui semble partir d’un fichier, mais qui, en réalité, trouve son origine bien avant : dans le dialogue entre les départements de modélisme et de production, entre l’idée conçue par les bureaux de style et sa traduction concrète sur le support.
Jusqu’à présent, nous avons présenté trois de nos procédés de fabrication. Si vous avez manqué les épisodes précédents, vous pouvez les retrouver ici :
Broderies et coutures
Le traitement thermocollant
Les clous en ABS

Du fichier au matériau : où commence vraiment l’impression
Chaque projet part d’un fichier, mais la première étape n’est pas l’impression : c’est l’interprétation.
Lorsque l’entreprise reçoit un contenu graphique, c’est au modéliste ou à la modéliste d’ajuster les niveaux, les couleurs et les réglages en fonction du support final. En effet, les couleurs ne se comportent pas de la même manière sur tous les supports : les tissus naturels, synthétiques, le cuir, les tiges absorbent et restituent l’impression différemment, ce qui implique une analyse spécifique.
Avant de démarrer la machine, une phase d’étude a donc lieu : épreuves couleur, adaptation du fichier aux caractéristiques techniques de la machine, vérifications en termes de définition et de résistance.
Ce n’est qu’après ces échantillonnages que le fichier passe en production, où chaque paramètre est calibré avec précision pour obtenir un résultat cohérent, stable et fidèle à l’idée de départ.

Quand le fichier entre en production
Le fichier prend réellement forme lors de la production.
C’est là qu’Alessia, notre opératrice chargée de l’imprimante, intervient : elle analyse le projet, ajuste les paramètres en fonction du support et lance les épreuves, pour vérifier le rendu des couleurs, la netteté et la tenue.
Si le résultat ne correspond pas aux attentes, elle intervient à nouveau : elle corrige le fichier, recalibre les valeurs et répète les épreuves.
L’impression n’est pas un processus automatique, mais un dialogue continu entre préparation technique et sensibilité de production, où chaque détail contribue à la qualité finale.
Matteo e Alessia: deux regards, un seul résultat
Derrière chaque impression, il y a des personnes, des échanges et des compétences qui se combinent.
Matteo, modéliste, travaille chaque jour sur des fichiers complexes, des épreuves couleur et sur l’optimisation graphique. Sa mission consiste à transformer une idée en un fichier prêt à être traité par la machine, lisible et cohérent avec le support final. Pour lui, le monde de l’impression réunit deux aspects rarement séparés : la précision technique et l’imagination visuelle. Ce qui le fascine le plus ? Voir une intuition graphique se transformer en tissu, en surface, en présence réelle.
Alessia, par contre, travaille à la machine. Elle vérifie, règle, teste et lance le processus. Elle sait que même une variation minime peut modifier le résultat final. Et c’est précisément dans la recherche de cet équilibre entre attention et expérience qu’elle trouve sa plus grande satisfaction : voir sortir une impression parfaitement réussie, consciente de tout le travail de préparation qui a précédé.
Un aspect, en particulier, ressort clairement de leur récit : la concertation entre la personne qui prépare le fichier et celle qui l’imprime n’est pas une étape accessoire, mais le cœur même du processus. Des opinions parfois divergentes, des approches parfois différentes, mais un objectif toujours partagé : obtenir le meilleur résultat possible.
Lisez l’interview complète pour découvrir ce qui les fascine dans le travail d’impression, comment ils décrivent leur relation professionnelle et quels défis ils relèvent chaque jour alors qu’ils transforment une idée en quelque chose de précis, de cohérent et de prêt pour le client.
Deux technologies, un choix conscient
Chez Goretti, nous disposons de deux imprimantes numériques complémentaires, choisies en fonction du matériau et du résultat que la marque souhaite obtenir.

La Kornit Avalanche ECO HD6 est une solution durable, idéale pour les fibres naturelles. Grâce à l’hexachromie, elle permet d’obtenir des nuances et une profondeur de qualité supérieure, avec un rendu des couleurs avancé et une attention réelle portée à l’impact du processus.

La Mimaki UV LED, quant à elle, se distingue par ses emplois diversifiés. Elle convient à différents matériaux et à des applications plus transversales, offrant un haut niveau de précision et une plus grande liberté créative.
La machine n’est pas le seul facteur de réussite. La lecture du projet, la préparation du fichier, le choix du support et la connaissance des matériaux de base jouent un rôle tout aussi important. En d’autres termes, il s’agit de choisir la bonne technologie selon résultat souhaité.
De l’impression aux autres procédés



Souvent, l’impression n’est pas un point d’arrivée, mais le début de quelque chose de plus complexe.
Le traitement thermocollant, les clous en ABS, la broderie ou les applications métalliques peuvent venir s’ajouter en tant que parties d’un procédé plus complexe et stratifié. C’est précisément grâce à ces combinaisons que se réalise le potentiel expressif de cette technique : une plus grande liberté créative pour le bureau de style ; du contrôle, de la cohérence et de la répétabilité pour le département de production.
Au fond, tel est notre objectif : transformer une idée en matière sans perdre ce qui la rend unique.